aurélie pertusot | artist
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  • Marche à suivre est une pièce sonore découlant d’une performance effectuée la nuit dans les rues de Sarlat. 
								Après avoir repéré mon trajet en fonction des événements sonores de la ville, j’ai marché en talons dans toutes les rues, mon enregistreur à la main. 
								Il s’agissait à la fois de dessiner et de composer en marchant, en une seule prise simplement par le déplacement. 
								Dans la pièce, on entend les pas réguliers d’un mystérieux protagoniste qui traverse la ville avec des chaussures à talons. 
								Le personnage semble marcher sans but dans les ruelles, comme un acte de résistance échappant à tout contrôle. 
								Le projet s’appuie sur les particularités sonores de la ville au mois de novembre : la résonance minérale et l’humidité transforme l’espace-temps : la cité est comme poreuse, les sons traversent les murs et semblent ouvrir les espaces clos, les badauds qu’on entend au loin n’en finissent pas d’arriver jusqu’à nous. Tout est mouvant.
								La pièce a été diffusée en continu dans la chapelle des Pénitents Blancs, créant une ambiance fantômale.
								<p>«C’est autour de la frontiere entre le reel, le factice et la fiction que l’artiste Aurelie Pertusot engage son projet de residence pour Sarlat, « Disneyland du Moyen Age » selon ses habitants, mais aussi lieu de resistance pendant la deuxieme guerre mondiale, et ville pilote d’application de la loi Malraux de 1962 sur les secteurs sauvegardés. Rejouant la ville à travers un jeu d’alterations sur une selection de cartes postales touristiques, et par l’enregistrement ou la recreation de sons nocturnes souvent enigmatiques (les ronronnements des climatisateurs, le grincement d’une grille, les pas de chaussures à talons...), l’artiste tisse des liens entre la fiction et le reel, le présent et le passé, la nuit et le jour, et nous invite à vivre (ou à projeter) differemment la ville. « Démystifiant » ainsi Sarlat, Aurelie Pertusot met à nu ce qui, de son passé et de son présent, peut constituer le terreau d’une véritable réappropriation créative des lieux.»</p>
								<p>Camille de Singly, Perigueux, 24 février 2014
  • Sound piece, july 2015<p>thanks to audiorama studio.
  • Je plante un clou dans le mur à chaque fois qu’un visiteur entre dans la salle. Grâce à une source lumineuse fixe, une ligne d’ombre se forme progressivement sur le mur. Plus il y a d’allées et venues, plus la ligne s’allonge, le flux du public la faisant apparaître de façon plus ou moins rythmée. Cette performance interactive interroge la visibilité d’une oeuvre et évoque entre autre le PageRank du réseau. Par définition, une performance perturbe le réel, ici c’est le réel (le visiteur) qui influe et a un certain contrôle sur la performance.
  • installations monumentales en fils, parc du château de Lunéville
								<p>Il s'agit de la réinterprétation des folies qui étaient édifiées dans le parc, par l'artiste, qui joue sur la présence absence de dessins gigantesque fait à partir de cordes, 
								qu'elle érige dans le paysage pour évoquer ces folies passées. L'expérience est assez troublante, de voir de loin ces grands aplats gagner de la volumétrie au fur et à mesure que l'on s'approche, 
								puis perdre nos repère entre la 3D et la 2D lorsqu'on passe à travers l'installation. [armand garçon]
  • 2010, soutenu par le conseil général de Moselle et le kulturamt Neukölln de Berlin<p>«Luftschloss» est une architecture de fil utopique laissant entrevoir les possibles d’une ville. 
								Créée au départ pour entrer en résonnance avec l’effacement des traces à Berlin (les monuments historiques de la RDA sont déboulonnés, les noms de rues transformés...), elle transforme le paysage urbain. 
								A Neukölln, un quartier en pleine gentrification elle a tenté de reflèter une capitale allemande trouée, empreinte de culture de l’éphémère, du off, du caché, du clandestin.
  • L’utilisation du fil me permet non pas de dématérialiser une forme comme le faisait le sculpteur américain Fred Sandback, mais au contraire d’en faire naître 
								une nouvelle en matérialisant le dessin. Ainsi je reste dans l’énergie et la pureté de la ligne.
  • ligne point
  • sculpture en béton à mettre dans un coin
  • L'évidence de cette spatialisation du dessin qu'elle cherche se manifeste quand elle fait surgir la
								ligne hors de la feuille au moyen de fils tissés à travers celle-ci dans des compositions géométriques qui, par la tension du fil, donnent une courbe à la feuille (...) (AG)
  • Dans Bordurie, Aurélie tente «dans une recherche de perfection inatteignable de détacher le dessin
								de son support, qui par ce phénomène n’en est plus un». Le cercle semble flotter au dessus des multiples feuilles de papier sur lequel il est dessiné, 
								et l’oeuvre apparaît multiple, partagée entre le sol, l'ensemble de feuilles et le trait. (AG)
  • Les feuilles, matériau produisant l’oeuvre, ne (re)présentent rien, il ne s'agit que d'un amas semblant aléatoire.
								Mais le creux ou affleure le sol, le support, d'où émerge une multitude de flèches indiquant toutes
								les directions possibles, montre le sens de celle-ci, portée par les notions d'ordre et de chaos, de normes et de perte des repères.
  • dessins uniques sur le principe de la sérigraphie, série

update 08/2017 _ aurelie pertusot | artist